Selon un communiqué de l’armée colombienne, 27 soldats ont pu être secourus, tandis que 45 autres restent encore détenus. L’armée affirme maintenir sa présence dans la région pour « rétablir l’ordre » et obtenir le retour de ses hommes.
D’après les autorités, quelque 600 personnes ont fait obstruction à la mission militaire qui visait à sécuriser des routes utilisées pour le narcotrafic et l’exploitation minière illégale. Les prises d’otages de militaires ou policiers sont fréquentes dans ces territoires reculés, où l’État peine à s’imposer.
Le président Gustavo Petro a appelé à la libération immédiate des soldats, rappelant aux habitants que « ces jeunes pourraient être vos fils ». Il a également exhorté les paysans du Micay à tourner la page des cultures illicites et à envisager des alternatives pacifiques.
Cet incident survient dans un contexte tendu : en juin dernier, 57 soldats avaient été retenus dans la même zone avant d’être secourus, et fin août, 33 autres militaires avaient été libérés après trois jours de détention dans le département voisin du Guaviare.
Pierra S.
