Le Conseil des ministres du 2 juillet 2026 a débouché sur plusieurs décisions stratégiques visant à accélérer les réformes engagées au Burkina Faso. Réuni sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a adopté des mesures touchant l’éducation, l’industrie, l’administration publique et l’action humanitaire. Ces décisions traduisent la volonté des autorités de renforcer les capacités nationales tout en améliorant la gouvernance des secteurs jugés prioritaires.
Parmi les annonces majeures figure la création de l’Académie technologique du Faso. Placée sous l’autorité directe de la Présidence du Faso, cette institution d’excellence formera des spécialistes dans des domaines de pointe tels que la cybersécurité, l’aéronautique, la métallurgie, le nucléaire et les métiers miniers. L’objectif est de disposer d’une main-d’œuvre hautement qualifiée capable de soutenir l’industrialisation et l’innovation.
Le gouvernement a également approuvé la création de CIM-SAHEL, une société d’économie mixte destinée à réguler le marché du ciment. Dotée d’un capital de cinq milliards de francs CFA, majoritairement détenu par l’État, cette structure devra lutter contre la spéculation, garantir un approvisionnement régulier et accompagner la réalisation des nombreux projets d’infrastructures à travers le pays.
Sur le plan administratif, deux décrets sont venus préciser l’organisation des horaires de travail. Les horaires habituels de l’administration restent inchangés, tandis que la journée de travail continu est désormais clairement encadrée et applicable aussi bien au secteur public qu’au secteur privé, avec une plage horaire fixée de 7 h 30 à 14h.
Enfin, un nouveau décret encadre les interventions humanitaires afin de renforcer la souveraineté nationale. Il instaure une accréditation obligatoire des organisations, privilégie les actions favorisant l’autonomisation des bénéficiaires, encourage les achats locaux et protège davantage la dignité des personnes vulnérables en limitant l’utilisation de leur image.
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SOME Éric
